Les croyances limitantes qui nous empêchent d’oser : comment les repérer ?

Je ne suis pas assez douée pour ça ! C’est impossible.

Je n’ai aucune crédibilité. Je suis trop fragile.

Ce n’est pas pour moi ! Je n’y arriverai jamais.

Je suis trop grosse pour faire cela ! On se moquera de moi.

Qu’est-ce que je pourrais apporter de plus que les autres ? Ils sont mieux que moi.

Je suis trop vieille pour changer. C’est trop tard.

T’es-tu déjà infligé ce genre de pensées ?

Sache que tu n’es pas seule. Ces pensées, loin d’être des vérités absolues, sont des croyances limitantes qui influencent nos décisions et nous freinent dans l’atteinte de nos rêves.

Aujourd’hui, explorons ensemble ce que sont ces croyances, comment les repérer et surtout comment ne plus leur laisser le pouvoir sur notre vie. Je t’invite à une réflexion sincère et bienveillante, en m’appuyant sur quelques épisodes marquants de ma propre vie.

Qu’est-ce qu’une croyance limitante ?

Une croyance limitante est une pensée que l’on considère comme une réalité, alors qu’elle n’est qu’une interprétation influencée par notre éducation, nos expériences ou notre environnement. Imagine par exemple un enfant passionné par le dessin, la danse ou le football qui entend un adulte lui dire :

« Ce n’est pas un vrai métier, il vaudrait mieux choisir quelque chose de sérieux. »

Ce message, même s’il n’était qu’un avis, peut l’empêcher de suivre sa passion plus tard.

Et toi, si tu prenais le temps d’identifier ces phrases que tu te répètes sans même t’en rendre compte et qui freinent ton élan ?

Mes propres croyances limitantes (et comment elles m’ont freinée)

Ne restons pas dans la théorie. Moi aussi, j’ai eu à affronter mes propres croyances limitantes. J’en affronte encore quotidiennement d’ailleurs.

Quand j’ai commencé à enseigner, malgré le fait d’avoir terminé première de ma promotion, j’avais peur d’être une mauvaise enseignante étant donné que j’étais inexpérimentée. Je ne me sentais pas tout à fait prête à guider les élèves et les faire progresser. Pourtant, ma motivation m’a permis d’accompagner des élèves en grande difficulté et une classe très compliquée vers la réussite, prouvant que le manque d’expérience n’était pas un obstacle insurmontable. La passion, l’investissement et la persévérance ont surpassé ce manque.

Plus tard, lors d’un burn-out, je croyais n’avoir rien d’autre à offrir que mes compétences d’institutrice. Je me suis convaincue que la reconversion et l’indépendance étaient hors de portée, que j’étais piégée dans cette case. Je ne pensais pas être capable de faire quoi que ce soit d’autre et surtout incapable de lâcher le confort du statut de fonctionnaire pour me plonger dans l’inconnu de l’entreprenariat. J’ai donc persévéré dans l’enseignement malgré une souffrance grandissante. Aujourd’hui, je n’ai pas encore franchi le cap. Mais je me forme pour devenir coach et explorer d’autres horizons, car j’ai appris que la transformation commence par la remise en question de nos certitudes.

Enfin, une autre croyance me hante encore : celle liée à ma prise de poids. Je me dis souvent que cela réduit ma valeur, notamment en tant que coach et créatrice de contenu. Je m’imagine moins inspirante à cause de ce physique qui ne reflète pas ma personnalité. Est-ce réellement le cas ? Mon corps ne définit pas ma capacité à inspirer les autres, même si cette idée s’est ancrée dans mon esprit.

Comment repérer ses croyances limitantes ?

Pour déceler ces freins intérieurs, voici quelques questions à te poser :

  • Quelles phrases négatives te répètes-tu régulièrement ?
  • Si un ami te disait qu’il ne pouvait pas réussir, lui dirais-tu la même chose ?
  • Qu’est-ce qui t’empêche d’oser ce que tu aimerais vraiment faire ?
  • Cette pensée est-elle basée sur des faits ou n’est-elle qu’une interprétation ?
  • Qui t’a transmis cette idée et est-elle encore pertinente pour toi aujourd’hui ?

Prends quelques instants pour y réfléchir. Tu pourrais être surprise de découvrir que beaucoup de tes blocages ne reposent que sur des constructions mentales.

Ces croyances bloquent ton Ikigaï

L’ikigaï, cette raison d’être qui te donne l’envie de te lever chaque matin, peut se révéler étroitement lié à nos croyances.

  • Si tu rêves d’écrire mais te dis que personne ne lira jamais tes textes, tu ne t’accordes pas la chance de faire ce qui te passionne.
  • Si tu veux changer de métier mais te convaincs que tu n’es pas légitime, tu resteras prisonnière d’un emploi qui ne te nourrit pas.
  • Si tu te complexes à cause de ton corps et penses que tu ne peux pas être inspirante comme ça, tu te fermes à tout ce que tu as à offrir.
  • Si tu aimerais commencer la course à pieds mais que tu imagines que tu n’en es pas capable, tu ne tenteras jamais et donc, forcément, tu ne pourras pas courir…
  • Si tu rêves de te lancer dans l’entreprenariat mais te convaincs que tu n’as pas assez de compétences, tu resteras enfermée dans un emploi qui ne te permettra jamais de réaliser tes ambitions.
  • Si tu as envie de libérer ta créativité mais te persuades que ton art n’est pas assez original, tu continueras à cacher ton talent et à vivre une vie sans passion.
  • Si tu souhaites t’épanouir dans tes relations mais te convaincs que tu n’es pas digne d’amour, tu te retrouveras isolée et incapable de créer des liens authentiques.
  • Si tu veux explorer de nouveaux horizons mais te persuades que le changement est trop risqué, tu resteras prisonnière d’une routine qui étouffe ton potentiel.
  • Si tu as l’envie de te découvrir pleinement mais te convaincs que tes échecs passés définissent qui tu es, tu continueras à vivre dans le regret au lieu de t’ouvrir à de nouvelles opportunités.

En te libérant de ces croyances, tu ouvres la porte à ton Ikigaï et à une vie plus authentique et épanouissante.

Osons déconstruire nos croyances

Maintenant que tu as peut-être identifié quelques croyances limitantes, je t’invite à essayer cet exercice :

1. Écris une croyance limitante qui te freine aujourd’hui.

2. Interroge-toi : Est-ce une vérité absolue ou simplement une interprétation ?

3. Retourne-la : Comment pourrais-tu reformuler cette pensée de manière positive et motivante ?

Exemples :

  • Je n’ai pas assez de compétences. ➡️ J’ai des compétences et j’ai la capacité d’en acquérir plus progressivement.
  • Le changement est trop risqué. ➡️ Le changement est une aventure qui m’ouvrira de nouveaux horizons.
  • Mes échecs passés définissent qui je suis. ➡️ J’ai appris de mes erreurs et elles m’ont rendue plus forte.

Ce petit rituel peut être le premier pas vers une transformation profonde. Le fait de mettre tes pensées sur papier te permet de prendre du recul et d’ouvrir la voie à de nouvelles perspectives.

Conclusion

En questionnant tes croyances limitantes, tu te donnes la chance d’oser, de découvrir ton potentiel et de te rapprocher de ton Ikigaï. Je te rappelle que ces pensées ne sont pas immuables ; elles peuvent évoluer au fil de ta vie et de tes expériences. L’essentiel est d’apprendre à les reconnaître et à les transformer, pour ne plus laisser la peur ou le doute déterminer tes choix.

Si cet article t’a parlé et t’inspire à explorer davantage ton univers intérieur, j’aimerais beaucoup que tu partages ton expérience en commentaire. Dis-moi quelles croyances tu as identifiées et comment tu comptes les dépasser. Et si tu as envie de poursuivre cette aventure ensemble, abonne-toi au blog pour ne rien manquer des prochains articles sur le développement personnel, le sens de la vie et le coaching.

Merci d’avoir pris le temps de me lire.

Rappelle-toi : oser, c’est déjà commencer à se libérer.

À très vite sur le blog !


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2 réponses à « Les croyances limitantes qui nous empêchent d’oser : comment les repérer ? »

  1. Super article! 💕

    Tu lis dans mes pensées. C’est fou!😱 

    Je te dirais que dernièrement, je me concentre sur deux pensées positives. 

    D’abord, je me répète souvent que mon poids ne définit pas valeur, ni ma beauté (extérieure et intérieure).

    Ensuite, depuis l’été dernier, j’ai décidé de reprendre mon blogue en main. Il m’attendait depuis 2020 (2023 si on pense à sa version actuelle). J’étais persuadée ne pas être capable d’en tenir un ou que j’étais inintéressante. Que personne n’allait me lire.  Peut-être suis-je ennuyante pour certain(e)s, mais ça me fait du bien d’écrire et je me répète sans cesse qu’il faut foncer dans la vie.

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    1. Merci beaucoup !
      Heureuse que tu puisses t’y reconnaitre.
      Tu es sur le bon chemin et c’est là tout l’essentiel. 🙂 Prendre conscience et avancer dans la direction qui nous permet d’être sur le chemin du bonheur est déjà immense.
      On ne peut pas plaire à tout le monde, et c’est bien comme cela ! Mais personnellement je trouve ton blog très intéressant.

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