L’outil parfait pour réduire la charge mentale : le journal (et d’autant plus pour les mamans !)

La charge mentale : un poids invisible mais bien réel

La charge mentale, concept popularisé par la sociologue Monique Haicault, désigne le travail invisible et constant lié à l’organisation et à la gestion des tâches du quotidien. Elle est particulièrement présente chez les femmes, souvent responsables de la coordination familiale, professionnelle et personnelle. Des études montrent que la charge mentale chronique peut avoir des effets néfastes sur la santé, notamment en augmentant les niveaux de stress, d’anxiété et de fatigue mentale. Selon l’American Psychological Association (APA), une surcharge cognitive prolongée peut entraîner des troubles du sommeil, des difficultés de concentration et même un risque accru de burn-out. Notons qu’il existe différents types de burn-out : le burn-out professionnel, dont on parle de plus en plus, mais aussi le burn-out maternel, le burn-out parental et le burn out familial. Rappelons que le burn-out se présente bien plus souvent, voire toujours, auprès des humains investis qui en font trop et n’ont pas trouvé l’équilibre entre eux-mêmes et leur(s) raison(s) de vivre. De même, le burn-out n’est pas un caprice de quelqu’un qui se laisse aller, se morfond. C’est un syndrome dont le malade n’est pas responsable qui a des répercussions physiques également et qu’on ne peut contrôler.

Un journal pour décompenser ?

C’est ici que des outils comme le carnet ou le journal interviennent. Écrire permet non seulement de libérer l’esprit des pensées récurrentes, mais aussi de structurer ces informations de manière tangible. La pratique de l’écriture a d’ailleurs été étudiée par le psychologue James Pennebaker, qui a démontré qu’écrire sur ses pensées et émotions réduit le stress et améliore la santé mentale globale. En utilisant un carnet pour noter ses tâches, exprimer ses émotions ou suivre ses objectifs, on se donne la possibilité de déléguer une partie de cette charge mentale à un support externe, réduisant ainsi la pression cognitive.

Pourtant, prenons l’exemple d’une maman en burn-out, quel que soit la raison ou l’élément déclencheur. Elle pourrait imaginer ne pas avoir de temps et d’énergie à y consacrer. Et je peux comprendre cela. Il arrive un moment, particulièrement lorsque nous avons plusieurs enfants, où nous sommes envahies d’un sentiment de devoir envers nos enfants. « Après tout, ils n’ont pas eu leur mot à dire, n’est-ce pas ? C’était notre choix de les mettre au monde… » Et c’est ainsi que le sentiment de culpabilité résonne dans le cœur des mamans et qu’elles s’imaginent devoir se sacrifier pour les êtres qu’elles aiment le plus au monde, ces petits humains que leur corps a construits. Mais ne pensez-vous pas qu’une maman épanouie pourra être plus disponible pour gérer les tracas du quotidien ? Évidemment, quand on s’oublie tellement, on ne sais même plus comment s’épanouir… Ce mot nous est étranger tant nous sommes dévouées à nos progénitures. Et si la première étape était d’utiliser un journal pour reprendre le contrôle de sa vie ?

Compléter son journal : une perte de temps ?

Si tu penses que cela serait une perte de temps, détrompe-toi ! Le journal te permettra justement de réfléchir et de t’organiser pour gagner tu temps et cesser de tourner en rond avec une boule au ventre tant la charge mentale est présente, voire accablante. Nous connaissons toutes ce sentiment d’égarement et de surcharge cognitive. Notre esprit est en alerte permanente, même la nuit. Parce que nous avons peur d’oublier quelque chose d’important, parce que nous voulons être une « bonne mère », parce que la société patriarcale bien ancrée dans laquelle nous évoluons nous met la pression. Parce que nos mères et nos grands-mères géraient tellement bien, elles. Parce que nous avons peur du jugement de l’école ou d’autres…

Lâchez prise !

Peu importe tout cela. 2025 est à nos portes et il est temps d’accepter que la société a évoluée et que les enjeux ne sont plus les mêmes… Il est temps d’accepter que la mère parfaite n’existe pas ! Cessons de nous mettre cette pression et de vouloir à tout prix être la meilleure des mamans. Arrêtons de nous oublier.

Ok, Bonne-maman était sûre d’elle et en accord avec ses principes. Ok, elle ne semblait jamais dépassée. Ok, elle se levait à cinq heure pour gérer le service hôtelier pour son mari, ses enfants (puis petits enfants et arrières petits enfants) et a toujours eu une maison nickel au point qu’on pourrait manger par terre. Ok, elle faisait sa lessive à la main aussi. 😅 Oui, Bonne-maman est une superwoman… 🩷

Mais les enjeux n’étaient tout simplement pas les mêmes à son époque. Bonne-maman devait elle gérer le temps d’écran de ses enfants ? Non. Bonne-maman devait-elle gérer les addictions au sucre industriel de ses enfants ? Non plus. Bonne-maman devait-elle évoluer dans une société où l’enfant est roi ? Toujours pas. La sur-stimulation des enfants étaient-elle présente à cette époque ? Encore non. Enfin, Bonne-maman était-elle heureuse et épanouie ? On ne le saura pas vraiment… Le sait-elle elle-même ?

Ce que je sais, c’est que ma bonne-maman avait un journal et continue d’écrire à 83 ans. Que ce soit ses comptes ou ses pensées, elle écrit.

Je suis dépassée, tu es dépassée, elle est dépassée, nous sommes dépassées, …

Il y a près de vingt ans, lors de mon tout premier cours de psycho-pédagogie, j’ai appris que le volume des connaissances doublait tous les sept ans. Cela m’a beaucoup impressionnée et j’ai mené de nombreuses réflexions suite à cette affirmation. Peut-être même que c’est plus du double, depuis le temps ? Donc ni Bonne-maman, ni toi, ni moi, ni ton enfant ne pourrons maîtriser la totalité des connaissances de notre société actuelle. Même Elon ne le peut pas. Chuck Norris n’en serait pas capable non plus ! Même les pseudos spécialistes qui conçoivent les programmes scolaires ne savent plus où donner de la tête… Les élèves doivent-ils savoir lire, écrire et calculer ou est-il essentiel qu’ils apprennent à manipuler les outils informatiques, qu’ils gèrent la cuisine, détectent les « fake news », prennent conscience des conséquences du harcèlement et soient sensibilisés à l’art ? Preuve que notre société elle-même est perdue : l’école ne sait même plus quelles sont les priorités tant les savoirs et savoir-faire sont multiples au XXIme siècle…

Pourquoi toi, femme active, maman aimante, ou même les deux, serais-tu au-dessus de toute ces sollicitations cognitives ? Moi, en tout cas, je n’y arrive pas. Et, finalement, c’est ok ! Je fais de mon mieux, avec amour, réflexion et courage. Mais tout ne dépend pas de nous… La personnalité de nos enfants joue. La société dans laquelle nous évoluons influe. Les autres humains gravitant autour de nous ont leur impact. C’est compliqué mais nous ne pouvons pas tout gérer. Cessons de culpabiliser…

Un journal pour mieux se connaître

Écrire tes tracas, tes réussites, tes objectifs, ce que tu ne dois pas oublier ou les gratitudes que tu rencontres te permettra de gérer tout cela. Un journal t’apprend sur toi-même, sans que tu doives payer un psy, un coach ou une formation. Cela prend moins de temps et d’énergie finalement. Tout t’es accessible depuis chez toi, par toi et pour toi. Et, de surcroît, tous les professionnels qui peuvent exister ne seront jamais aussi bien placés que TOI pour te connaître toi-même. Tu dois être ton propre coach, même si un coup de pouce peut t’aider au départ. Attention ! Une thérapie ou un avis médical peuvent être essentiels, dans un premier temps, si tu es en souffrance. N’hésite pas à demander de l’aide et à t’adresser à des professionnels. ! L’amour, l’approbation de tes proches et leur soutien te seront indispensables. Mais face à ton journal, TU pourras agir et avoir un certain contrôle. Parce que finalement, même avec toute l’aide du monde, c’est à nous d’opérer les changements.

Alors, allons-y ! prenons un carnet et libérons notre charge mentale !

Dis-moi en commentaire ce que tu aimerais mettre dans ce carnet. 🌸


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