À l’aube de la quarantaine : entre la peur de vieillir et l’espoir de s’épanouir

Approcher la quarantaine, c’est être sur une corde raide entre les angoisses du temps qui passe et l’envie de devenir enfin soi-même.

Je m’appelle Mélanie. J’ai 39 ans. 

39 ans jusqu’en août 2025… La quarantaine approche donc à grands pas et avec elle toutes les inquiétudes de l’âge qui passe, des rides qui se marquent, de la ménopause qui pointe le bout de son nez, du surpoids qui s’accroche, de la fatigue qui s’accumule, des problèmes de santé qui se cumulent, … 

Mais aussi, l’espoir. L’espoir de me trouver, de me comprendre, de m’accepter telle que je suis. L’espoir d’être enfin réellement organisée et de ne plus me laisser déborder. L’espoir de trouver l’équilibre entre le travail, la famille et mon bien-être. L’espoir d’être enfin celle que je veux être : cette femme épanouie, sereine et accomplie qui ne s’inquiète plus du regard des autres. L’espoir que toute femme de tout âge porte en elle finalement. Mais ne serait-il pas plus présent encore autour de 40 ans ? 

La quarantaine est-elle un problème de femmes ? 

La quarantaine me semble être un cap très féminin. On dit souvent que les hommes s’embellissent avec l’âge alors que les femmes perdent leur fraîcheur. Merci, ô toi, société patriarcale…

Les femmes ont souvent beaucoup d’appréhensions à l’approche de cet âge, ce fameux « cap du milieu de vie ». Les hommes me semblent moins inquiets. Peut-être parce que leur fertilité n’est pas encore en jeu ? Ou peut-être, simplement, qu’ils ne le manifestent pas ? Et pourtant, les hommes sont bien souvent, à une intensité variable, touchés par cette crise. En effet, la crise de la quarantaine, un moment de remise en doute et de transition, peut affecter les hommes de manière significative également. Mais pour ma part, c’est la quarantaine au féminin que je souhaite aborder et partager avec vous. Celle qui me concerne et me parle. 

Quadragénaire, et alors ?

Bien souvent, la quarantaine est synonyme d’un bilan, d’une introspection. On se demande où l’on en est dans notre vie, que ce soit au niveau professionnel, en famille ou dans notre couple. En 1965, le psychanalyse canadien Eliott Jacques conceptualisait le terme « crise de la quarantaine ». Selon lui, cette crise refléterait la prise de conscience de sa propre mortalité. La crise de la quarantaine est un processus de transition psychologique qui survient généralement entre 40 et 50 ans. Elle est souvent caractérisée par des sentiments d’insatisfaction, de doute de soi et de remise en question et peut totalement bouleverser notre vie jusqu’à, dans certains cas, provoquer une dépression. Personnellement, rien que le mot « quadragénaire » me paraît vraiment déprimant… 😅

Les déclencheurs 

Tout le monde ne passe pas par une période de crise. Certains vivent même très bien ce passage. Qu’est-ce qui déclenche la crise alors ? 

Plusieurs événements peuvent être déclencheur de cette crise . Voici quelques exemples courants.

  • Le «syndrome du nid vide», quand les enfants quittent la maison pour l’école ou le travail, peut laisser les parents avec une sensation de manque et de perte de sens. 
  • La ménopause pour les femmes ou l’andropause pour les hommes sont des chamboulements hormonaux qui peuvent jouer très fortement sur l’humeur.
  • L’insatisfaction liée à sa carrière combinée au sentiment qu’il est trop tard pour le changement peut donner l’impression d’être passé à côté de sa vie. 
  • Des rêves et désirs de vie inachevés associés à un âge fatidique qui nous laissent penser qu’on ne pourra jamais développer une passion.
  • Le décès de proches qui nous ramène au côté éphémère de notre passage sur terre.

Mais les éléments déclencheur peuvent aussi être les changements dans le corps signalant le vieillissement, tels que la perte de cheveux, la prise de poids, le changement de la forme du corps, la perte de tonus musculaire, entre autres. 

L’espoir

Et pourtant ! De nombreuses femmes m’ont souvent fait part du fait que la quarantaine est ou a été une décennie magnifique pour elles, la décennie de l’épanouissement et l’accomplissement, l’âge auquel on s’assume et on se fiche du regard des autres, l’époque de la résilience. Encore aujourd’hui, ma maman me disait : « En vrai et en vécu, une des meilleures dizaines ☺️ ».

Et si la quarantaine était finalement l’occasion de réaliser l’importance de bien vieillir ? Et si on se sentait curieuses, ouvertes à de nouvelles aventures, créatives ? Et si, simplement, on regardait devant plutôt que de rester sur nos regrets ? Et si les 40 ans étaient enfin l’occasion de penser réellement à soi ?

À travers ce blog, j’ai envie de partager avec vous mon cheminement à l’approche de la quarantaine et l’entrée dans cette nouvelle décennie. Les difficultés que je rencontre et les défis que je veux surmonter. Pas de paillettes ni de filtre : la quarantaine d’une maman imparfaite, simple et authentique, d’une femme avec ses défauts et ses questionnements, d’un humain qui chercher à atteindre sa meilleure version. J’aimerais ici vous partager mon approche unique de la quarantaine, mes expériences et mes réflexions, mon quotidien, sans pression ni perfection. 

Mais aussi, et peut-être surtout, je voudrais que cela soit un vrai partage. Toutes les expériences nous enrichissent et nous permettent de nous projeter ou de relativiser, de nous sentir moins seules.

D’ailleurs, quels sont vos espoirs ou vos craintes à l’approche d’un âge clé comme celui-ci ?


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